Expositions temporaires

TRANSMISSION

du 9 novembre 2018 au 10 mars 2019

Dans une ambiance chaleureuse et intimiste, le musée vous invite à venir découvrir des souvenirs de la vie des anciennes faïenceries desvroises.  Le savoir-faire de tous ceux qui ont participé à l’histoire de l’industrie céramique locale s’est progressivement transformé en une tradition, toujours vivante. Cette tradition, que le musée met en lumière, devient de nos jours une source d’inspiration pour la création artistique et design.

« Quand les faïences se font tableaux » est prolongée jusqu’au 7 octobre 2018

Une invitation à découvrir et à comprendre la faïence rustique et populaire du Nord de la France au 18e siècle, à travers son centre producteur le plus emblématique : Desvres.

du 14 avril au 7 octobre 2018

Une invitation à découvrir et à comprendre la faïence rustique et populaire du Nord de la France au 18e siècle, à travers son centre producteur le plus emblématique : Desvres.

Desvres produit de la faïence depuis les années 1760. Des plats, des assiettes, des pichets, mais aussi quelques sculptures et probablement des carreaux sont sortis de sa première manufacture. Ils partagent la même veine que les productions populaires d’autres centres de la région : Aire-sur-la-Lys, Bailleul, Saint-Amand-les-Eaux, Boulogne-sur-Mer… et même Lille.

Si les attributions sont difficiles à certifier et fluctuent selon l’état de nos connaissances, nous pouvons relever les caractéristiques techniques des pièces et distinguer les principales thématiques de leurs décors. Nous pouvons également, sur la base de ces observations, dresser un répertoire des décors, établir des filiations entre les pièces et en identifier les sources d’inspiration.

Il apparaît alors clairement deux choses : que la production néerlandaise est une référence incontestable pour les faïenciers du Nord de la France, et que la peinture et les gravures qui en découlent ou qui l’accompagnent, et notamment celles relevant de l’imagerie populaire, fournissent les modèles des décors des faïenciers.

L’influence de la production des Pays-Bas est manifeste à la fois dans les plats et dans les carreaux. Héritiers de la majolique néerlandaise des 17e et 18e siècles, les plats rustiques du Nord de la France en conservent les principales caractéristiques : une face émaillée contre un revers vernissé et des décors relevant principalement de la scène de genre, c’est-à-dire reposant sur des représentations du quotidien ou de figures populaires. A ceux-là s’ajoutent néanmoins des compositions assimilables à des paysages, à des natures mortes mais aussi, en moindre nombre, à des portraits et à des peintures d’histoire, pour reprendre la classification des genres en peinture.

Quant au carreau, il donne naissance à une véritable industrie à Desvres, au 19e siècle, dans le sillage de la production lilloise, elle-même sous influence néerlandaise, et sous l’impulsion d’un faïencier lui-même originaire de Lille.

L’exposition propose ainsi au public de découvrir une réunion de pièces essentiellement conservées dans des collections particulières ou peu exposées. Souvent teintées d’humour, ces pièces en phase avec la culture du Nord et avec l’époque qui les a vues naître nous invitent, au-delà d’elles-mêmes, à partir à la rencontre d’une société pas si éloignée de la nôtre.

 

    

« Re-Sources » Volet 2

du 21 octobre 2017 au 11 mars 2018

Décliné en deux lieux et en deux temps, le projet Re-sources est le fruit d’un partenariat avec l’Ecole d’Art du Beauvaisis. Il propose au public de découvrir le travail de six artistes majeurs de la création céramique contemporaine. Visible depuis le 6 octobre et jusqu’au 23 décembre 2017, le volet 1, exposé à la salle basse de l’auditorium Rostropovitch de Beauvais, présente les œuvres d’Haguiko et d’Hervé Rousseau.

Choisies pour le volet 2, les œuvres de Philippe Godderidge, de Coralie Courbet, d’Anne Verdier et de Jérôme Galvin mettent en lumière une approche de la céramique qui prend le contrepied de la tradition manufacturière : celle de l’expérimentation et de l’expressivité de la matière, celle de la réinterprétation ou de l’affranchissement de l’objet clairement identifié. Et pourtant, tous ont eu ou ont encore un lien plus ou moins fort avec l’artisanat. Mais leurs recherches vont au-delà de la production maîtrisée, lisse et parfaite, au-delà également de la simple création de formes uniques qui, à elle seule, désignerait l’œuvre d’art. S’ils ont une connaissance intime de la matière, ils dépassent la notion de savoir-faire en nourrissant leur questionnement permanent sur nos mondes extérieurs et intérieurs par la pratique libre d’un geste qui modèle, façonne, laisse une empreinte, exprime l’intention de se dégager de tout modèle enfermant.

Avec la céramique, ces artistes sculptent et peignent. Leur processus de création est parfaitement maîtrisé, au point de laisser à l’aléatoire, parfois à l’accident, la place qui leur revient pour que soit en jeu l’essence de la céramique. Le hasard réside dans la transformation finale par la cuisson, dans la révélation par le feu de la justesse des gestes et des choix. La force du résultat le dispute à sa beauté, une beauté née de formes libres, organiques, parfois énigmatiques ou chaotiques, faite d’amoncellement de matières, composée d’une multitude de couleurs chatoyantes et réjouissantes.

De Philippe Godderidge à Coralie Courbet, de Coralie Courbet à Anne Verdier, d’Anne Verdier à Jérôme Galvin, il y a tout un cheminement : celui de leurs rencontres successives, qu’ont suivies des liens d’amitié alimentés par des visions convergentes. Et si le décor reste prépondérant chez Jérôme Galvin, dont les créations naviguent entre confrontation à l’expressivité de la matière et déploiement du dessin, il nous invite à faire entrer dans ce jeu de miroirs qu’offre l’exposition temporaire l’image de nos faïences et autres céramiques desvroises, pour une immersion singulière dans l’univers vaste de la terre cuite.

  Cette exposition s’accompagne d’une publication relative aux 2 volets et de rendez-vous : visites guidées, lecture publique, ateliers modelage, rencontre d’artiste. Le détail de la programmation sera relayé sur notre site internet et notre page facebook.

Cette exposition a été réalisée grâce au soutien de la Ville de Desvres et de la Région Hauts-de-France, avec la complicité de Michel Blachère, propriétaire de la Galerie XXI (Paris) et la précieuse collaboration des  Services techniques de la Ville de Desvres. Que chacun  de nos partenaires soit chaleureusement remercié.

Sites internet des artistes :

Anne Verdier, www.anneverdier.fr

Philippe Goddridge, www.philippegodderidge.com

Coralie Courbet, www.coraliecourbet.com

Jérôme Galvin, www.jeromegalvin.fr

 

Céramique architecturale

Carreaux, plaques et panneaux de Desvres

du 15 octobre 2016 au 17 septembre 2017

Le domaine de la céramique architecturale recouvre tous les produits réalisés en terre cuite qui visent à habiller, à protéger, à agrémenter aussi bien un mur intérieur qu’extérieur, une façade, un sol, une toiture ou tout ouvrage immeuble par définition : une cheminée, un rebord de fenêtre…Le plus connu de ces produits, et de loin le plus massivement fabriqué, est le carreau.

Bien connue et largement exportée, la production Desvroise de carreaux stannifères (carreaux de faïence à l’oxyde d’étain) semble avoir démarré dans les dernières années du 18e siècle, au sein de la première faïencerie fondée vers 1765 par Maître Sta.Peut-être a-t-elle coïncidé avec l’arrivée dans cette manufacture, en 1791, d’un Lillois nommé François-Joseph Fourmaintraux, dont la ville natale, sous l’influence des Pays-Bas tout proches, produisait des carreaux depuis de nombreuses décennies.Premier d’une longue dynastie, François-Joseph Fourmaintraux-Bénard fonde sa propre faïencerie vers 1804. À cette époque, trois sont en activité à Desvres : outre la sienne, celle de ses premiers employeurs, les Sta, et celle des Boulongne, ancienne famille locale de potiers. Leur production, stylistiquement très proche, s’inscrit parfaitement dans celle de l’époque.Tout au long du 19e siècle, et jusqu’à nos jours, les fabriques vont se côtoyer et se succéder. Toutes proposeront des carreaux à leur clientèle ; elles trouvent chacune leur place dans cette exposition qui balaie deux siècles de production, de l’artisanat à la mécanisation puis à la robotisation, du décor peint à la main aux pochoirs et aux divers procédés d’impression.

Une faïencerie s’est particulièrement distinguée dans ce domaine dont elle s’est fait une véritable spécialité : celle de François Fourmaintraux-Courquin, située rue de la Belle Croix. Reprise par son fils Charles, elle se développe en Établissements Fourmaintraux & Delassus avant de devenir la société puis la marque Desvres. Méritant une exposition à elle-seule, la production de la Belle-Croix a traversé les époques, les goûts et les modes en proposant une gamme de produits très diversifiés, adaptés à une clientèle soucieuse de modernité. Elle nous permet d’exposer, à côté des carreaux stannifères, des carreaux de faïence fine, à émaux cloisonnés notamment, et de grès.

La sélection de pièces présentées ici, issue essentiellement des collections du Musée de la Céramique, en reflète la richesse – mais aussi les lacunes qui seraient à combler. De nombreuses acquisitions récentes sont dévoilées au public pour la première fois, tandis que certaines pièces, non encore intégrées au parcours permanent, bénéficient d’une juste mise en valeur.

Les estampilles et le traitement du revers des carreaux n’ont pas été oubliés et font partie des éléments exposés.

Parce que la céramique architecturale ne peut réellement se comprendre et s’apprécier qu’en situation, des photos projetées complètent l’exposition par la découverte de carreaux et de panneaux encore visibles à l’extérieur ou réservés aux familiers de quelques propriétaires privés, dans Desvres même ou ailleurs. Elles s’accompagnent également de vues d’ensembles récemment disparus, qui nous rappellent que si Desvres a longtemps recouru à la céramique architecturale pour rehausser ses façades, ce goût tend à disparaître, menaçant un patrimoine mésestimé et peu ou pas protégé.

Ainsi, loin de constituer l’aboutissement d’un travail de recherche et de présenter des conclusions, cette nouvelle exposition consacrée à la céramique architecturale est néanmoins porteuse d’une ambition : celle de dire et d’illustrer la valeur de ce patrimoine, sa portée historique et le sens tout particulier qu’il revêt ici.

Laurie Karp, Vers la Montagne aux Ours

Exposition de restitution de la résidence menée à Desvres en 2015

du 2 avril au 28 août 2016

Plasticienne et céramiste, l’artiste franco-américaine Laurie Karp a collaboré avec le faïencier desvrois Ani-C pour créer des œuvres troublantes, jouant avec d’authentiques pièces ou formes céramiques locales.

Des fusils à jambe de biche, des carreaux à décor géométrique pris dans des gangues charnelles, mais aussi un ours énigmatique mis en pièces, dialoguent avec des soupières et des saucières transformées, palpitantes et bruissantes de vie. Tous ces objets constituent autant d’éléments narratifs, ornementaux et organiques permettant de dresser la table d’un festin barbare qu’environnent de délicates natures en réduction et où s’invitent d’étonnants petits personnages mi-hommes, mi-animaux, pris dans l’excitation et les affres de rapports prédatoriels…

L’installation de Laurie Karp fait l’objet d’une publication bilingue (français/anglais), de 80 pages au tirage limité à 500 exemplaires. Comportant de nombreuses planches en couleur, elle intègre une photo de l’artiste prise pendant le vernissage, à insérer dans la page qui lui est réservée.

Publication mise en vente à la boutique du musée au prix de 25€.

Le moule dans les manufactures desvroises

le savoir-faire des modeleurs, mouleurs et estampeurs

du 1 septembre 2015 au 10 janvier 2016

Pressées, estampées, coulées, les pièces fabriquées en série dans un contexte manufacturier n’ont pu se passer de moules, lesquels ont eu naturellement les leurs…

Le moule occupe une place centrale dans le processus de fabrication des céramiques de grande production et, de ce fait, dans le patrimoine des manufactures. Or ces objets techniques et leurs métiers restent dans l’ombre de la pièce finie… L’exposition propose de les mettre en lumière.

A travers l’exemple desvrois, des réponses aussi riches qu’étonnantes sont apportées aux interrogations multiples que ne manque pas de susciter un tel sujet : comment conçoit-on et fabrique-t-on un moule ? En quelle matière ? Pourquoi ? Combien de pièces le constituent ? Quelle est la durée de vie d’un moule? Comment le conserve-t-on ?… Mais aussi : que deviennent tous ceux que l’on n’utilisera plus parce que la manufacture ferme et n’a pas de repreneur ?

Alors que la modernisation de l’industrie céramique transforme les métiers traditionnels, que le silicone côtoie le plâtre et que la fabrication des matrices se fait par imprimantes 3D, l’exposition met à l’honneur le savoir-faire des modeleurs, mouleurs et estampeurs d’hier et d’aujourd’hui. Films d’archives, vidéos et espace interactif accompagnent l’exposition, tandis que des ateliers et des démonstrations permettent au public d’échanger avec d’anciens ouvriers faïenciers desvrois.

L’exposition présente des pièces exceptionnellement prêtées  par :

La société Bernardaud
à Limoges

Installée depuis 1863 à Limoges, la manufacture de porcelaine conjugue tradition et innovation dans les arts de la table, les objets décoratifs et  les bijoux. La société Bernardaud a mis à notre disposition des modèles et des moules  en résine, ainsi qu’une vidéo qui  présente la conception de formes assistées par ordinateur.

www.bernardaud.fr

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L’entreprise Winckelmans
à Lomme

L’entreprise Winckelmans produit des carreaux de grès cérame vitrifié. Implantée depuis 1894, l’entreprise maintient une production traditionnelle en utilisant des moules créés par impression 3D.  Ces moules nouvelle génération ainsi qu’une vidéo sont  visibles dans l’exposition.

www.winckelmans.fr

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Franz Collection
à Taïwan

Basée à la fois à Taïwan et en chine continentale, Franz Collection a su allier nouvelles technologies et savoir-faire ancestral. Les modèles traditionnellement en plâtre sont ici en résine et imprimés en 3 dimensions. Des moules de tirages seront ensuite créés à partir de ces modèles et c’est ensuite le savoir-faire manuel qui permettra d’obtenir de superbes porcelaines. Franz Collection a accepté d’exposer au Musée de la céramique un de ces modèles 3D ainsi que la pièce finie en porcelaine.

www.franzcollection.com.tw

FRANZ LOGO

 

Le musée de la Belle Époque
à Desvres

Situé sur le site de l’ancienne faïencerie Fourmaintraux Dutertre à Desvres, le musée privé de la Belle Epoque possède une importante collection de moules provenant de la fabrique. De nombreux modèles et  moules exposés nous ont été aimablement prêtés par M. Debette propriétaire de ce musée.

www.musee-faience-desvres.net

logo Musée belle époque